Au cours des dernières décennies, l’apparition de nouveaux acteurs a modifié en profondeur le secteur de la mode. La multiplication du nombre de collections chaque année, portées par des produits proposés à des prix toujours plus abordables, a conduit en 20 ans au doublement de la consommation d’articles vestimentaires dans le monde. Cette pression sur les coûts et les cadences a surtout justifié la délocalisation massive de la production manufacturière textile vers les pays en voie de développement. Avec l’éclatement des chaînes d’approvisionnement se sont multipliées de nombreuses dérives – parfois indécentes – touchant à la fois aux conditions de travail et aux pratiques environnementales…

Chez Lacoste, nous avons maintenu un rythme de renouvellement de nos collections à deux par an, avec une majorité de notre offre constituée de produits permanents, dont notre polo iconique. Nous avons développé et modernisé notre site industriel de Troyes, en France, avec le souci de préserver et développer notre ancrage territorial historique.

Les évolutions structurelles du secteur nous ont cependant aussi poussé à adapter notre modèle. Comme la plupart des autres acteurs, Lacoste a étendu ses approvisionnements de matière et son maillage industriel dans le monde entier. Aujourd’hui nous nous appuyons sur un réseau de centaines de fournisseurs engagés à respecter nos valeurs éthiques et nos exigences de qualité.

Toutefois, la ramification de notre écosystème de production nous a aussi exposé aux risques liés à une traçabilité devenue plus complexe et à un contrôle moins direct des pratiques sociales et environnementales qui y ont cours.

Chez Lacoste nous considérons qu’il est de notre devoir d’apporter à nos clients, aux pouvoirs publics comme à nos partenaires toute la transparence sur notre chaîne d’approvisionnement. Il est de notre responsabilité de leur garantir que nos produits sont fabriqués dans le plein respect des femmes et des hommes qui les élaborent et des équilibres fragiles de notre planète. Il est également de notre responsabilité d’engager nos fournisseurs dans cette ambition pour qu’ils deviennent de véritables partenaires de ce succès.

Pour être à la hauteur de telles exigences, nous avons placé les enjeux liés à notre chaîne d’approvisionnement au cœur de notre démarche d’Élégance Durable.

Notre priorité

Élever notre chaîne d’approvisionnement vers une croissance durable

Notre méthode

Joindre nos forces à celles de partenaires engagés en faveur des meilleures pratiques sociales et environnementales

Notre ambition

Faire de chaque endroit où nous opérons une zone de prospérité partagée

Sommaire

Partie 1

La chaîne d’approvisionnement textile et ses enjeux

  • Les 5 rangs de la chaîne d’approvisionnement

Partie 2

La chaîne d’approvisionnement Lacoste

  • Préserver notre ancrage historique en France
  • Une organisation devenue globale

Partie 3

L’Élégance Durable : l’excellence sociale et environnementale comme moteur de croissance partagée

  • Assurer la traçabilité intégrale de notre chaîne d’approvisionnement
  • Évaluer les performances sociales et environnementales de nos partenaires
  • S’engager avec ceux qui adoptent les meilleures pratiques

Partie 1

La chaîne d’approvisionnement textile et ses enjeux

La chaîne d’approvisionnement textile et ses enjeux

 

Cette modélisation montre toute la complexité et la profondeur de la chaîne d’approvisionnement de l’industrie textile. Elle s’appuie sur un nombre important et une grande variété de prestataires, répartis dans le monde entier. Ceux-ci peuvent être spécialisés sur un seul process ou intégrer plusieurs étapes de la chaîne de valeur au sein d’un même complexe industriel.

Aujourd’hui, la plupart des marques du secteur de la mode ont externalisé leur chaîne d’approvisionnement, en se contentant d’être des donneuses d’ordre aux fournisseurs de rang 1. Les fournisseurs de rang 1 s’approvisionnent eux-mêmes vers des fournisseurs rang 2 et ainsi de suite jusqu’aux champs ou les usines où sont produites les fibres.

A l’échelle de la planète, ce réseau éclaté pose la question de sa traçabilité, et avec elle, de la visibilité des donneurs d’ordre quant aux pratiques sociales et environnementales qui prévalent dans l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement.

Nombre de dérives ont été stigmatisées, contribuant à placer le secteur sous la vigilance active de la société civile : travail forcé, travail d’enfants, conditions de travail et salariales précaires, risques liés à la santé ou la sécurité des travailleurs… Sans parler de pratiques environnementales délétères, profitant des réglementations et de législations locales en inadéquation avec les standards internationaux.

La contrefaçon, un fléau social et environnemental

La lutte contre la contrefaçon est une priorité pour Lacoste. Au-delà d’une violation de notre propriété intellectuelle et des impacts sur notre image de marque, ce commerce illicite se montre irrespectueux du droit de travail, des standards de sécurité et de normes environnementales. Dans près de 80 pays, Lacoste travaille en partenariat avec les autorités publiques, agit au sein d’associations (UNIFAB, INTA, REACT, ICC, BASCAP) et participe à des campagnes de sensibilisation du public sur les dangers sociaux, économiques et sanitaires liés à la contrefaçon des grandes marques.

Partie 2

La chaÎne d’approvisionnement Lacoste

La chaÎne d’approvisionnement Lacoste
A l’instar du reste de l’industrie, Lacoste a vu sa chaîne d’approvisionnement se complexifier au fil des années. Depuis son établissement d’origine en France, dans la région troyenne, Lacoste est devenue une entreprise s’appuyant sur un approvisionnement planétaire pour répondre à sa croissance mondiale. 

Préserver notre ancrage historique en France

Dès son origine, Lacoste s’implante sur le site des Gayettes, près de Troyes, berceau historique de la bonneterie en France. La nouvelle entreprise peut ainsi appuyer son envol sur les qualifications des populations locales, garantes du niveau de qualité exigé par notre fondateur. Née et enracinée en terre troyenne, l’entreprise Lacoste contribue depuis au dynamisme de l’économie locale. Aujourd’hui, l’entreprise a à cœur de maintenir ses 700 emplois directs et les emplois indirects qui en découlent en préservant les compétences et les savoir-faire autour de son berceau historique. Mais Lacoste ne se contente pas de maintenir son héritage : l’entreprise investit également dans ses infrastructures locales pour préparer l’avenir.

La rénovation de notre usine à Troyes

Lacoste a ainsi lancé un ambitieux projet de rénovation de l’usine des Gayettes. Après une première phase de réaménagement et de rééquipement des ateliers de tricotage et de confection, les travaux se concentrent à présent sur la transformation de l’unité de teinture. Cette seconde étape représente un investissement d’environ 4 millions d’euros pour favoriser l’innovation à Troyes et le développement de nouvelles matières textiles grâce à un équipement plus polyvalent. En conséquence, l’investissement majeur réalisé aux Gayettes permettra aux équipes locales de monter en compétences et de développer leur expertise. La rénovation de l’usine selon les standards environnementaux les plus exigeants permettra en outre de réaliser d’importantes économies d’eau et d’énergie. A travers ce projet, Lacoste réaffirme sa volonté de continuer à investir en France dans de bonnes conditions environnementales, en pérennisant son ancrage territorial historique et en assurant la conservation de son savoir-faire.

 

Prolongeant sa volonté d’inscrire sa croissance dans une démarche d’ancrage territorial, le Groupe a investi autour de 30 millions d’euros supplémentaires pour bâtir son nouveau hub logistique européen dans la région troyenne : Court 2.3. L’agrandissement de l’entrepôt actuel répond au développement de ses activités et notamment du e-commerce, tout améliorant l’impact environnemental de sa chaîne logistique. Il atteindra sa capacité de croisière en octobre 2021.

Enfin, dans le cadre de l’Union des Industries Textiles ou du Club Textile Intégral, Lacoste travaille en collaboration avec ses partenaires locaux afin de maintenir et d’enrichir la valeur patrimoniale de son savoir-faire dans les territoires. C’est dans cette optique que 42 collaborateurs volontaires au sein de nos usines ont reçu un diplôme reconnu nationalement couronnant un cursus de formation conçu par la Manufacturing Academy. Parmi eux, on compte des opérateurs de confection, multipostes, prototypistes, et des tuteurs, passeurs de compétences.

Aujourd’hui, Lacoste dispose toujours de quatre sites de production ainsi qu’un centre logistique en France et reste un employeur important des régions Bourgogne Franche-Comté et du Grand Est. Cette fidélité à son histoire industrielle a permis à la marque de maintenir une production française. Les 1000 tonnes de matière fabriquées sur les sites Troyens permettent de fabriquer 3,7 millions de produits textiles en Euromed.

Une organisation devenue globale

Dès les années 1950, Lacoste commence à exporter dans le monde entier. A partir des années 80, ses créations sont adoptées par les preppies américains, les rappeurs français ou les skaters japonais. Autant de nouvelles clientèles qui attestent d’une marque devenue universelle et intemporelle, traversant les cultures, les océans et les générations.

En 2020, la marque au Crocodile est vendue dans 98 pays, via un réseau de 1100 boutiques en propre et près de 15,000 points de vente partenaires. Lacoste étend également sa toile sur le continent internet avec plus de 30 boutiques en ligne.

Au fur et à mesure que la communauté des clients Lacoste s’est agrandie, l’entreprise a dû étendre sa chaîne d’approvisionnement. Pour répondre à une demande devenue mondiale, Lacoste est désormais organisée en trois plateformes régionales : Euromed, Americas et Asia.

Outre ses sites français, Lacoste a investi dans deux autres sites de production en propre pour diffuser son savoir-faire industriel par-delà son berceau historique : l’un en Argentine, l’autre au Japon.

Les usines Lacoste à l'international
San Juan (Argentine)
  • Production de produits textiles (chemises, polos, pantalons, sous-vêtements)
  • 276 employés
Valmode (Japon)
  • Production de produits textiles (polos et autres tricots – t-shirts, sweatshirts…)
  • 76 employés

 

Lacoste collabore également avec plusieurs centaines de partenaires locaux dans le monde pour produire au plus près des lieux de consommation de ses clients. Cette régionalisation de la production est devenue un axe essentiel de notre stratégie d’approvisionnement.

Aujourd’hui, la très grande majorité des produits vendus par Lacoste sont commercialisée dans la région même où ils ont été confectionnés :

  • Americas : 70% des vêtements vendus ont été confectionnés dans la région Americas
  • Europe : 60% des vêtements vendus ont été confectionnés dans la région Euromed
  • Asia : 80% des vêtements vendus ont été confectionnés en Asie.

Le maillage industriel de Lacoste comprenait environ 500 partenaires de rang 1 à 4 à la fin de l’année 2020. Cet ensemble se conçoit comme un écosystème entre Lacoste et ses fournisseurs. Nous sommes fiers de l’interdépendance qui nous unit à nos partenaires. Nous pensons que cette relation de confiance, tissée et entretenue par des années de collaboration, constitue notre première force pour nous prémunir des risques et dépasser les défis pour lesquels les chaînes d’approvisionnement du secteur textile sont régulièrement pointées du doigt.

Partie 3

L’élégance durable : l’excellence sociale et environnementale comme moteur d’une croissance partagée

L’élégance durable : l’excellence sociale et environnementale comme moteur d’une croissance partagée
Chez Lacoste, nous pensons que notre succès économique sur le long terme va de pair avec la capacité à générer par nos activités de la valeur sociétale. C’est pourquoi nous faisons l’excellence environnementale et sociale le fondement de notre engagement auprès de nos partenaires de notre chaîne d’approvisionnement. En plaçant cet impératif au cœur de notre démarche d’Élégance Durable, nous voulons faire équipe avec des fournisseurs engagés à nos côtés pour faire émerger les conditions d’une croissance durable et partagée.

 

Pour ce faire, Lacoste souhaite prolonger, renforcer et amplifier les initiatives structurantes initiées avec nos partenaires au cours de ces dernières années.

Trois axes essentiels guident notre démarche globale :

  1. Assurer la traçabilité complète de notre chaîne d’approvisionnement ;
  2. Évaluer en continu les performances sociales et environnementales de nos partenaires ;
  3. S’engager dans la durée auprès de ceux qui s’imposent les meilleures pratiques.

1/3 Assurer la traçabilité complète de notre chaîne d'approvisionnement

Chez Lacoste, nous considérons qu’il est de notre responsabilité de garantir que nos produits sont fabriqués dans le plein respect des femmes et des hommes qui les élaborent et des équilibres fragiles de notre planète.

Cette responsabilité ne se limite pas à nos fournisseurs directs de rang 1 : elle s’étend à tous les stades de l’élaboration de nos produits, jusqu’aux champs où est cultivé le coton que nous utilisons. Connaître l’intégralité des intervenants impliqués dans la fabrication de nos produits est donc une étape fondamentale de notre démarche.

L'identification complète de notre écosystème industriel

Remonter toutes les chaînes d’approvisionnement en demandant à chaque fournisseur d’identifier ses propres fournisseurs demeure un travail complexe, qui exige de mettre en place des systèmes de contrôles et de vérification des informations collectées. C’est pourtant l’impératif que nous nous sommes fixés, en mobilisant sans relâche les équipes de chacune de nos plateformes régionales.

Pour Lacoste, la traçabilité va de pair avec la transparence. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’être parmi les premières entreprises du secteur à rendre public l’ensemble de nos fournisseurs de rang 1 à 4.

Depuis mars 2021, cette liste est accessible depuis notre site corporate. Elle sera mise à jour au minimum une fois par an pour rendre compte des évolutions d’un écosystème, lui-même en constante évolution.

La traçabilité des fournisseurs industriels chez Lacoste ne concerne pas uniquement nos activités textiles. Nous avons également publié l’intégralité de nos chaînes d’approvisionnement pour chacune des usines intervenant dans la fabrication de nos chaussures, de nos bagages, de nos accessoires et de notre linge de maison.

Remonter jusqu'aux champs de coton

Chez Lacoste, le coton représente 85% des fibres textiles utilisées pour confectionner nos vêtements. Aussi notre exigence en matière de traçabilité ne saurait être satisfaite sans avoir une identification précise de l’origine de cette matière première primordiale à notre activité.

Le coton est l’un des produits les plus cultivés dans le monde. Quelque 250 millions de personnes travaillent à la production de cette fibre naturelle dans le monde, la plupart au sein de petites exploitations souvent localisées dans des pays en voie de développement. Nous avons parfaitement conscience des conditions sociales souvent précaires et des impacts environnementaux trop souvent attachés à cette culture : travail forcé, travail d’enfants, risques sanitaires, recours excessif aux produits chimiques ou utilisation irraisonnée des ressources en eau… Ces pratiques sont évidemment incompatibles avec les valeurs que nous portons. Aussi, la provenance du coton que nous utilisons, tout comme les conditions de sa culture, constituent un enjeu prioritaire pour nous.

Chez Lacoste nous utilisons environ 12,000 tonnes de coton chaque année. Remonter l’origine du coton que nous utilisons, jusqu’au champ où il est produit, est une tâche immense. Nous ne sommes pas encore en mesure d’assurer une traçabilité aussi fine. Pour contourner cette difficulté et nous prémunir des risques sociaux et environnementaux attachés à cette culture, nous avons choisi de travailler en désignant auprès de nos fournisseurs les pays d’origine du coton que nous utilisons. C’est ce que nous appelons la « nomination ».

Très tôt, nous avons banni les cotons en provenance de pays où la culture du coton repose sur des pratiques indignes (comme en Ouzbékistan ou au Turkménistan) et exclut d’autres provenances pour lesquelles nous considérions ne pas avoir suffisamment de garanties sociales et environnementales.

Au cours des deux dernières années, nos collaborateurs en charge de l’approvisionnement du coton ont sillonné la planète pour se rendre compte de la réalité des pratiques dans nos différentes zones d’approvisionnement. Depuis juin 2020, à l’issue de cette étude terrain de grande ampleur, tous les filateurs travaillant pour Lacoste doivent s’approvisionner exclusivement dans quatre pays : les Etats-Unis, l’Australie le Pérou et la Turquie.

Nous avons sélectionné ces quatre pays qui mettent en œuvre les meilleures pratiques : les règles de culture y sont très strictes, les intrants chimiques réglementés et surveillés, le ramassage mécanisé pour s'assurer de bonnes conditions sociales de récolte des fleurs de coton, la consommation d’eau optimisée

Laurent Madelaine, EVP Global Operations

 

Pour vérifier la bonne application de ces mesures, nous ne nous contentons pas d’une lettre d’engagement de nos filateurs. Lacoste a signé un partenariat avec Oritain pour attester de l’origine géographique du coton que nous utilisons. Ce laboratoire a constitué une base de données complète de fibres de coton par pays et utilise une méthode d’analyse de pointe avec des « marqueurs de terres ». Ainsi en analysant les traces chimiques et organiques présentes dans ses fibres de nos produits finis, nous pouvons garantir que la fibre de coton provient bien des quatre pays nominés par Lacoste.

Dans ces quatre pays, Lacoste poursuit son ambition de se rapprocher de la traçabilité au niveau ultime : le champ de coton. Nous nous engageons désormais au niveau des coopératives productrices de coton dans les quatre pays d’origine que nous avons nominés. Nous avons d’ores et déjà pu signer des partenariats au long cours avec celles ayant satisfait à notre strict cahier des charges : nous fournir un coton combinant une haute qualité de fibre avec une irréprochabilité des pratiques sociale et environnementales. Notre objectif à court terme : pouvoir nominer l’ensemble des coopératives de producteurs de coton auprès desquelles Lacoste s’approvisionnera exclusivement.

Enfin, concernant notre coton biologique, nous n’utilisons que des fibres certifiées « GOTS » (Global Organic Textile Standard), standard apportant à nos yeux la plus haute garantie de traçabilité à nos clients. Ce coton biologique provient uniquement du Pérou ou de la Turquie, pays interdisant la culture de coton OGM. Nous pratiquons en complément des test ADN systématiques afin de certifier l’absence de toute trace d’OGM dans tous nos produits labellisés « biologique ».

Maîtrisier l'approvisionnement des fibres animales

A famer looks at the fleece of a merino sheep in New South Wales, Australia.

Lacoste est également très attentif à la préservation du bien-être animal. Nous avons ainsi banni de tous nos produits la fourrure véritable, l’angora, le mohair, de même que tous les cuirs exotiques.

Nous privilégions les certifications et standards les plus exigeants, notamment ceux du Textile Exchange dont nous sommes membres et qui vise à accélérer l’adoption de matières premières plus responsables dans l’industrie textile.
Ainsi pour la laine, la certification RWS est déjà utilisée dans 40% des produits concernés. Notre objectif à 2023 est que 100% de notre laine soit issue d’élevages responsables certifiés RWS ou recyclée et certifiée GRS (Global Recycling Standard).
Pour le duvet ou les plumes, le standard RDS (Responsible Down Standard)
Lorsque des fibres recyclées sont utilisées celle-ci sont certifiées GRS (Global Recycling Standard).

2/3 Évaluer les performances sociales et envrionnementales de nos partenaires

La traçabilité de l’ensemble de nos fournisseurs de rang 1 à 5 est une étape indispensable et préalable à une gestion de notre écosystème selon des critères de performances sociales et environnementales. Lacoste est aujourd’hui engagé dans une démarche de fond visant – à très court terme – à disposer d’un système d’évaluation objectif de chacun des acteurs intervenant dans sa chaîne d’approvisionnement dans le monde.

L’engagement pour les bonnes pratiques

Chacun de nos fournisseurs est engagé par la Charte Éthique Partenaires de Lacoste qui inscrit ses actions dans le cadre de dix grands principes du Pacte Mondial des Nations Unies et de ceux des grands textes internationaux de référence :

  • La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 et les deux pactes internationaux additionnels relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels ;
  • Les huit conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ;
  • Les Principes Directeurs de l’OCDE ;
  • La Convention des Nations Unies contre la corruption ;
  • La Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement.

La charte définit les règles à appliquer en toutes circonstances, afin de garantir que :

  • Les employés sont traités avec respect et dignité dans un environnement de travail propre à assurer leur santé et leur sécurité ;
  • La production s’effectue dans une approche la plus respectueuse possible de l’environnement et en préservant le bien-être animal pour les matières premières issues de l’élevage ;
  • Les relations commerciales entretenues par le partenaire sont exemptes de toute manipulation, corruption, trafic d’influence, extorsion ou détournement de fonds et plus généralement de pratiques illicites.

En tant que donneur d’ordre, notre responsabilité ne peut se limiter à fixer des règles de conduite. Nous sommes également redevables de leur bonne application dans l’ensemble de notre écosystème d’approvisionnement.

Systématisation des audits sociaux et environnementaux

Outre des audits techniques assurés périodiquement par les équipes Lacoste sur les sites de nos partenaires, nous avons déployé depuis plusieurs années des audits sociaux et environnementaux indépendants pour évaluer la conformité des pratiques au regard des standards les plus exigeants.

Depuis 2018, le Groupe utilise le référentiel d’audit ICS (Initiative for Compliance and Sustainability), reconnu parmi les plus robustes pour évaluer les pratiques sociales ou environnementales des sites de production. Initiative multisectorielle, l’ICS permet aux sociétés membres de collaborer et de mutualiser les audits. Tous ses membres utilisent ainsi le même référentiel et la même méthodologie afin de contrôler les conditions de travail, de sécurité et les pratiques environnementales dans les usines auprès desquelles ils s’approvisionnent.

Ces audits sont réalisés par des cabinets indépendants, en semi-annoncés ou en non-annoncés. Renouvelés tous les deux ans, ils permettent d’identifier et de hiérarchiser les points de non-conformité autant que de mettre en avant les bonnes pratiques. Ainsi, l’audit ICS permet non seulement une évaluation objective des pratiques à date, mais aussi de définir un plan d’actions correctives à mettre en place par les responsables des sites contrôlés. Le cas échéant, des audits intermédiaires de suivi permettent de vérifier la bonne mise en place des actions correctives ainsi planifiées.

En tant qu’outils d’évaluation objectifs, les audits sont un instrument indispensable pour identifier et prioriser les fournisseurs engagés vers les meilleures pratiques sociales et environnementales et, à l’inverse, pour disqualifier ceux qui ne répondraient pas aux exigences fixées par notre entreprise en la matière.

L’ensemble des usines de rang 1 à 4 est audité sur sa conformité sociale. De même, 100% des usines utilisant de l’eau dans leur process de fabrication (ennoblissement des tissus : teinture, impression, traitements, etc.) sont évaluées d’un point de vue environnemental. C’est en effet dans ces usines que se joue la plus grande part des risques environnementaux de la chaîne de production textile : surutilisation d’eau, utilisation et gestion des produits chimiques, intensité énergétique, pollution des écosystèmes locaux par les eaux usées…

Mesure des performances environnementales de nos partenaires

Pour Lacoste, la conformité aux bonnes pratiques sociales ou environnementales doit se doubler d’une mesure effective des performances.

Les audits de conformité sont complétés depuis la fin de l’année 2020 par un reporting annuel sur les indicateurs clés de performance environnementale : consommation d’eau, consommation et efficience énergétique, quantité et qualité des eaux usées rejetées, volumes et gestion des déchets industriels…

Sur la base de la collecte de ces données individuelles (ou données primaires), notre ambition est de pouvoir évaluer l’efficience environnementale de chacun des acteurs de notre chaîne d’approvisionnement. Et ainsi d’être en mesure non seulement de renseigner les impacts réels de notre écosystème de production, mais de nous fixer, en lien avec nos partenaires, des objectifs d’amélioration continue des performances environnementales.

Au premier trimestre 2021, l’ensemble des fournisseurs de Lacoste de rang 1 à 4 a été sollicité pour effectuer ce premier reporting pour le compte de la production 2020. La profondeur du questionnaire environnemental de Lacoste a été adaptée en fonction de la nature des process industriels effectués au sein de chaque usine partenaire. Ainsi, une usine de rang 2 (teinture & impression des matières textiles) doit renseigner un nombre beaucoup plus important d’indicateurs qu’une usine de filature (rang 4), eu égard à leurs enjeux environnementaux respectifs.

Cette première campagne nous a permis de tester à grande échelle ce nouveau dispositif de reporting en remontant des données primaires de 83% des usines de nos fournisseurs. Surtout, elle nous a permis de récolter un grand nombre d’enseignements en vue de viabiliser cette démarche au cours des prochains cycles de reporting. La fiabilité des données remontées reste à ce stade un point d’optimisation. Nous devrons accompagner plus en amont nos fournisseurs pour corriger quelques problèmes d’interprétation liés aux questions ou aux périmètres de reporting qui y sont attachés. Nous travaillons également à mettre en place un système de contrôle amont pour vérifier la véracité des mesures déclarées. Il est en effet crucial pour Lacoste d’avoir l’assurance de disposer de données fiables afin de pouvoir en assurer a posteriori une interprétation et une comparabilité objectives et, le cas échéant, de nous permettre d’éclairer nos décisions futures en matière de choix des fournisseurs avec lesquels nous voulons nous engager sur le long terme.

Une démarche équivalente a été testée auprès de nos fournisseurs de coton d’ores et déjà agréés.

Vers un système de notation globale des fournisseurs

Traçabilité de l’ensemble des intervenants de notre chaîne d’approvisionnement, systématisation des audits sociaux et environnementaux, collecte de données primaires individuelles via la mise en place de campagne de reporting annuelle… Toutes ces démarches ont pour finalité de doter Lacoste d’une vision complète et objective de chacun des intervenants impliqués dans notre écosystème d’approvisionnement.

Pour aller encore plus loin et garantir une maîtrise des risques sociaux et environnementaux liés à notre chaîne d’approvisionnement, nous combinons aujourd’hui toutes ces données dans une grille complète d’évaluation de nos fournisseurs.

En 2020, nous avons mis en place un nouveau système de notation de nos fournisseurs. Celui-ci reprend le système préexistant qui s’attachait à évaluer la fiabilité économique et technique de chaque fournisseur en leur attribuant un score (A à D) fondé sur des critères de réponse qualité, de solidité financière, de capacité d’innovation ou de respect des délais. Aujourd’hui, nous ajoutons à cette première notation, une note sociale et environnementale (allant de 0 à 100) incluant :

  • Les notes des audits de conformité sociale et environnementale
  • Les indicateurs clés du reporting de performance environnementale.

Nous avons commencé à tester ce nouveau système de notation en 2021 et allons le déployer progressivement auprès de nos fournisseurs.
Pour répondre aux spécificités de l’approvisionnement en coton, nous avons adapté ce système en lien avec une ONG partenaire (Earthworm Foundation) en appliquant les mêmes principes de notation finale. Un test pilote réalisé en fin d’année 2020 a montré sa pertinence et sera donc étendu à l’ensemble des partenaires ou coopératives de producteurs de coton que la marque nominera au cours des prochains mois et années.

Ce nouveau système de notation est donc appelé à devenir l’outil décisionnel central de la stratégie d’approvisionnement de Lacoste. Il guidera nos choix d’approvisionnement sur le long terme en privilégiant les partenaires engagés pour les meilleures pratiques. C’est également sur la base de cette exigence que nous fondons deux des engagements Lacoste à horizon 2025 :

3/3 S'engager avec ceux qui adoptent les meilleures pratiques

Vers la nomination de l’ensemble de nos partenaires

Le nouveau système d’évaluation mis en place par Lacoste vise principalement à identifier les partenaires auprès desquels notre entreprise souhaite s’engager dans la durée. Notre politique et nos exigences d’approvisionnement ont toujours été communiquées de façon transparente auprès de l’ensemble des fournisseurs souhaitant travailler à nos côtés.

Notre objectif premier n’est donc pas de sanctionner, mais plutôt de garantir que nous partageons une vision commune qui fonde l’ensemble de l’écosystème Lacoste : faire des bonnes pratiques sociales et environnementales un préalable indispensable à toute collaboration économique durable.

Ainsi, dans un premier temps, la mise en place de cette nouvelle grille d’évaluation justifiera un accompagnement de ceux qui ne répondraient pas encore complètement aux critères liés aux niveaux d’exigence. Pour leur permettre de se hisser au niveau requis, nous stipulerons à ces derniers les points d’amélioration attendus et bâtirons conjointement avec eux une feuille de route à court et moyen terme pour apporter les actions correctives nécessaires. Le cas échéant, Lacoste pourra même apporter son expertise technique pour aider le fournisseur à combler l’écart qui le sépare du niveau attendu.

Toutefois, si à l’issue de cette période de mise à niveau, le fournisseur n’avait pas rempli les conditions fixées par le plan d’actions, il s’exposerait de facto à être exclu des partenaires référencés par Lacoste. Il en va de même pour tout nouveau fournisseur souhaitant travailler pour Lacoste : il devra apporter les garanties suffisantes justifiant une notation à minima « Silver » pour être en mesure de rejoindre le cercle des partenaires Lacoste

Ainsi, nous consoliderons au cours des prochains mois une liste évolutive de fournisseurs de rang 1 à 5 agréés par Lacoste. Tous nos partenaires auprès desquels nous nous fournissons en direct seront dès lors tenus de s’approvisionner eux-mêmes auprès de fournisseurs « nominés par Lacoste » à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement, en privilégiant partout où cela a du sens d’un point de vue technique, économique ou géographique, les fournisseurs bénéficiant des meilleures notations (Platinum ou Gold).

Cette même logique de « nomination » s’applique aux fournisseurs que nous avons identifiés dans les quatre pays sélectionnés pour notre approvisionnement de coton. De pays « nominés », nous travaillons actuellement à affiner notre logique d’approvisionnement en identifiant et nominant des coopératives spécifiques. Avec l’ambition que la totalité de notre approvisionnement en coton puissent provenir à très court terme exclusivement de ces fournisseurs agréés par Lacoste.

Développer les communautés locales

Chez Lacoste, nous souhaitons que notre succès se partage avec l’ensemble des acteurs qui y ont contribué. Partout où les produits Lacoste sont fabriqués, qu’il s’agisse des champs où nous nous approvisionnons en coton, des endroits où les fils que nous utilisons sont produits, ou encore des usines où sont assemblés nos produits… partout, la présence directe ou indirecte de Lacoste doit aller de pair avec progrès économique, social et environnemental.

La valeur créée par notre entreprise doit non seulement bénéficier aux hommes et aux femmes travaillant dans les usines de nos partenaires, mais aussi rejaillir de façon tangible auprès des communautés alentours.

Depuis plusieurs années, nous sommes engagés auprès d’un certain nombre de partenaires à co-financer des projets de développement visant à améliorer les conditions de vie dans les communautés où ils sont implantés.

Les projets de développement du programme « Livelihood »

Cinq nouveaux projets portés par nos partenaires ont été soutenus financièrement par Lacoste au cours de l’année 2020


  • AU VIETNAM
  • À MADAGASCAR
  • AU SRI LANKA
  • EN COLOMBIE
  • EN TUNISIE

  • AU VIETNAM

    Projet Santé et Education au Vietnam

    Afin d’encourager la lecture et l’éducation, une bibliothèque, des sorties culturelles et un système de bourse pour les plus méritants ont été mis en place dans cinq écoles où sont scolarisés les enfants des salariés de notre fournisseur TAV. En outre, pour inculquer aux élèves de bonnes habitudes d’hygiène et éviter qu’ils ne tombent malades, les sanitaires de l’école ont été entièrement rénovés et des filtres à eau rajoutés à tous les points d’eau. Ce projet bénéficie à 3600 enfants.

  • À MADAGASCAR

    Projet Environnement et Education à Madagascar

    L’entreprise sociale Bondy a mis en place un projet de reforestation et formation à l’agroforesterie en faveur de la communauté villageoise d’Antolonjanahary, proche de notre fournisseur Epsilon qui a cofinancé le projet. Des jeunes plants ont été mis en terre sur deux terrains. L’un sert de pépinière pédagogique pour inculquer aux élèves de l’école primaire et secondaire l‘importance de l’environnement et leur apporter des connaissances agricoles et forestières. L’autre, la pépinière centrale, permet de porter à maturité avant le reboisement des espèces toutes choisies pour leur utilité environnementale et socio-économique : arbres fruitiers, source d’énergie ou espèces fourragères. D’ores et déjà, 6 emplois durables ont été créés et plus de 1 000 enfants et 30 enseignants ont été sensibilisés.

  • AU SRI LANKA

    Projet Environnement et Santé au Sri Lanka

    Nous avons soutenu un double projet, en partenariat avec notre fournisseur MAS, visant à dépister et soigner les personnes souffrant d’une maladie du rein liée à la mauvaise qualité de l’eau. En parallèle, un projet de reforestation de quatre hectares de mangrove doit permettre d’améliorer la qualité de l’eau. Les mangroves hébergent une faune riche et contribuent ainsi à la nutrition des habitants et la préservation des espèces en danger d’extinction.

  • EN COLOMBIE

    Activités génératrices de revenus en Colombie

    Notre fournisseur Crystal donne à une association locale des produits ne satisfaisant pas leur critères qualité ainsi que des chutes de tissus. Cette association forme des hommes et des femmes défavorisés au métier de la couture. Ils utilisent les tissus qui leur sont offerts pour fabriquer de nouveaux produits qu’ils pourront ensuite revendre (étuis à lunette, porte-clés, petits sacs à main…) et ainsi augmenter leurs revenus. Ce projet accompagne des personnes âgées de 25 à 60 ans.

  • EN TUNISIE

    Projet Education et Handicap en Tunisie

    Dans la ville de Menzel Temime, nous avons contribué, avec notre fournisseur VTL, à la rénovation d’un centre de formation professionnelle pour personnes en situation de handicap. Ce bâtiment, qui était vétuste, accueille désormais ses 55 bénéficiaires dans des locaux sûrs et sains. Ces travaux vont permettre au centre d’accueillir et de former plus de jeunes à l’avenir.

 

Ces initiatives s’inscrivent désormais de plain-pied au cœur de notre démarche d’Elégance Durable. En créant en 2020 son programme « Livelihood », Lacoste prolonge son engagement économique auprès des fournisseurs qui placent le progrès social et environnemental au cœur de leur propre démarche entrepreneuriale.

Le programme « Livelihood » de Lacoste est ainsi ouvert à tous nos fournisseurs de rang 1 à 5, notés « Gold » ou « Platinum ». Il s’appuie sur l’identification d’associations locales porteuses de projets à bénéfices sociaux ou environnementaux et pertinents en regard des besoins réels des communautés locales. Qu’il s’agisse de répondre à des besoins d’infrastructures (rénovation d’une école par exemple) ou de mettre en place des initiatives de transformation sociale justifiant un investissement sur plusieurs années, Lacoste souhaite faire de son programme « Livelihood » un véritable levier de progrès au profit des hommes et des femmes avec lesquels nous sommes intimement liés par notre écosystème d’approvisionnement.

Chaque année, Lacoste s’engage à co-financer avec les fournisseurs concernés un nombre croissant de telles initiatives au sein de son programme « Livelihood ». Chaque année, celles-ci seront identifiées par un appel à projets diffusé dans tout notre écosystème. Tous les projets remontés par nos trois plateformes régionales seront étudiés par notre jury chaque année en octobre, pour en évaluer le potentiel transformatif. Pour ceux qui auront été sélectionnés comme les plus pertinents, le programme « Livelihood » de Lacoste apportera un soutien financier pour leur mise en place pouvant se chiffrer à plusieurs centaines de milliers d’euros par projet.